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L’hypnose : et si votre corps en savait plus que vos yeux

  • Photo du rédacteur: nathalie barbero
    nathalie barbero
  • 4 févr.
  • 2 min de lecture

Je vais vous raconter la première fois que je me suis fait hypnotiser.

C’était il y a quelques années, lors d’un exercice de régression basé sur la méthode de Dolores Cannon. Je pratiquais avec une amie qui suivait le même cursus que moi. Très vite après être entrée en transe, j’ai basculé.

Je me suis retrouvée au coin d’une rue, dans le tumulte de New York, dans les années 30. Les images étaient plutôt floues, mais les sensations, elles, étaient d’une clarté absolue. Je savais exactement qui j’étais : une femme d’une trentaine d’années, journaliste. Je me voyais porter un ensemble gris avec une jupe droite et un chapeau. Dans cette vie, je m’occupais surtout des faits divers sans importance. Physiquement, je ressentais une forte angoisse ; je sentais que j’attendais quelqu’un au coin de cette rue. Ma respiration s’accélérait. C’était une sensation physique très désagréable.

Pour essayer de calmer le jeu, l’amie qui m’accompagnait m’a suggéré d’aller là où je vivais. En un instant, je me suis retrouvée devant un grand immeuble avec un gardien. Je me suis vue monter dans les étages et entrer dans mon appartement. Mon mari et mes deux enfants étaient là. En les voyant, j’ai ressenti un lien immédiat, je savais que c'était ma famille.

Mais l’opératrice a voulu comprendre l’origine de mon malaise et m’a ramenée à cet angle de rue. Là, la panique m’a reprise avec une telle violence que j’étais terrifiée. Je savais qu’il allait m’arriver quelque chose de grave et mon esprit a décroché. J’ai ouvert les yeux et je suis sortie brutalement de l’hypnose.

C'est seulement bien plus tard, en travaillant sur une autre problématique, que j'ai enfin eu le fin mot de l'histoire et que je suis retournée « par hasard » dans cette vie de journaliste. Je n'écrivais pas que sur des faits divers. J'avais découvert un secret sur la mafia new-yorkaise, et c'est à cet angle de rue que j’avais rendez-vous avec celui qui allait mettre fin à mes jours.

À travers ce récit, je voulais montrer la richesse de ce qu'on peut vivre sous hypnose. On a souvent l'image d'un film qui défile, mais la réalité est bien plus nuancée : certains voient des images très nettes, d'autres captent surtout des sons, et d'autres encore vivent tout à travers des ressentis physiques. On est tous câblés différemment et nos corps réagissent avec leur propre langage.

Aujourd'hui, je vois cette expérience comme un précieux rappel : notre inconscient ne nous montre pas toujours ce que nous voulons voir, mais ce que nous avons besoin de comprendre. Parfois, cela passe par une image, parfois par une simple émotion, et d'autres fois, comme pour moi, par le corps.

Et vous, quelle est votre relation avec vos ressentis ? Avez-vous déjà vécu une expérience où votre corps a parlé ?

N'hésitez pas à partager vos expériences ou vos interrogations en commentaires, je serais ravie d'échanger avec vous sur les capacités de notre esprit.

 


 
 
 

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